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Full text of "L’utile indivisibilité, ou, L’utilité de la religion chrétienne et d’une probité constante"






m 










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http://archive.org/details/lutileOOgarn 



L ' U T I L E 

INDIVISIBILITÉ 

O U L'U T I L I T É 

DE LA 

RELIGION CHRÉTIENNE 

E T 

D'UNE PROBITÉ CONSTANTE. 



Prix 12 sous. 



A PARIS, 

Se trouve dacz l'Auteur , rue du Colombier , N, 

1797, 



- 

; 
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« / /5 



srannssEBsaBna 



L'UTILE 

INDIVISIBILITÉ, 

O U L'U T I L I T É 

DE LA 

RELIGION CHRÉTIENNE 

E T 

D'UNE PROBITÉ CONSTANTE. 



V_j E s deux choses sont inséparables , comme on peut le voie 
clairement dans cette première partie d'un discours qu'on 
trouve dans un Ouvrage en 8 volumes , imprimé 5 il y a plus 
de vingt ans , et qui se rapporte singulièrement au tems où 
des prétendus Philosophes , s'efforcent de renverser , de dé- 
truire , de Jbuler aux pieds , ce que la plupart des 
Français respectent , et d'arracher 5 par ce moyen , les 
remords du crime et V espoir de la vertu du fond des cœurs- 
d'ôter aux affligés la dernière consolation de leur misère , 
aux puissans et aux riches V unique frein de leurs pas- 
siojis. Car, comme l'a dit le célèbre Montesquieu, quand 
la religion seroit inutile aux Peuples, il ne le seroit pas 
que les princes en eussent , et qu'ils blanchissent d'écume 
le seul frein que ceux qui ne craignent pas les loix 
humaines puissent avoir. Et ce que Montesquieu dit ici 
des princes regarde toute espèce de représentais du Peuple. 
J. .T. Rousseau, dit que ceux qui gouvernent s'appellent 
ùl.tuLtrats , ou &jqU\ et il dit : au ch. S de son Cgutrat 

A 



locial , que 1rs mois ne J <nt rien a:ir choses , ef que 
c/iian i le Peuple a des chrfi qui gouvernent p ur lui r 
éjm /</t'i nom que portent ces chr/ 

faut doue I ien faire la paix av< 
mot An tocrate, qui a tant effarouché le Peuple et qui a û 
Lieu servi le> inti guans j.( autre 

scand x qui i i curieuse et 

famé, tion que lit le cit. La Réveil ère Lépaux . 

la m • ï8 mai 1791 ; et qi»*< n 1 

N°. V , Tom. IV des actes dfifi Apûtrej ( 8 Août 170/7. ) 
Commençons. 
Que la foi de Jesus-Christ ressuscité ail trouve de 
tions dans l'espril des Scribes, des Pharisiens, ces I' ■ 
engagés par tant de préjugés , de passions , d'intérêts , à 
ebscurir la gloire , à décrier , contester, à nier les mira 
du Dieu Sauveur ; vous n'en êtes point surpris ; vous r.e 
devez pas l'être-. Qu'un Apôtre attaché à Jésus-Christ par 
tant de grâces et de bienfaits, témoin de tant le rertusetde 
tant de prodiges , instruit , éclairé par la déposition unai 
de tous tes Apôtres, se soit obstiné dans une coupable o 
tance, nous devrions en être étonnés • nous le se 1 ns , si 
ce qui se passe au milieu de nous ne prouvait ce que 
nous lisons des dnutes téméraires de l'Apôtre infi 
Disciples de Jésus-Christ, nourris, élevés dans le sein de 
l'Eglise j cette Religion sainte que nous professons , ne pour- 
roit-on pas dire qu'elle est presque aassi ignorée parmi 
nous, que parmi les peuples à qui eue n'a point été annoncée; 
(Il sied doue bien mai à certains amis d'une morale relai 
à des gens nés dans le sein del'l s . m Fovmaiii 1 
qu'elle leur dit que hors d'elle il n'y a Doinl de salut pour 
eux; ce n'est pas a ceux qui ne peuvent p 

adi isse.( es paro;e>,car s'il en étoit ainsi, autant \\.u unit qu'elle 
parl;V. à des murailles £ mais parce que ; e l'orient 

cident, parmi lesqnels Jésus- ( si qu'il 

y aura des élus . qui auront agi élu étiennemeni sans 1 
entendu prêchei Vé 

êtie punies pour ui n'y ai roil aucun 

er à de< jnir apo tat, Juda! • d'un 

\ oltuire. d'un Helv< tius à i elles dVu S ! 

d'un T'.i.. liai ? Milles pire 
1 
qu'ell ■ n"' »( poinl unesui 1 1 • . ' » des 

I fo ragede la vo ■ • 

qu'elle u'esl point un 



(3) 

ignorance que nous nous faisons , que nous nous cionnom 
nous-meme j un esprit de vaine curiosité , de licence , de 
libertinage , d'impiété , déguisé sous les apparences de l'es- 
prit de réflexion , de science , de système , a jette tant do 
nuages sur la Religion , que nous semblons oublier ce qu'elle 
est et ce que nous devons être. Je m'explique. 

Vous le voyez, nies chers Auditeurs; et s'il reste en vous 
quelque amour de la f >i , vous ne le voyez point sans partager 
notre douleur et les inquiétudes de notre zèle ; sur les ruines de 
l'évangile de Jesus-Carisfj s'élève un évangile de probité mon- 
riaine^uns laquelle on renferme tous les devoirs de la raison et de 
la religion : le peuple chrétien , on entreprend de le changer en 
un peuple philosophe ,( ceci nous rappelle les aveux remar- 
quables qu'a fait un député dans son projet de constitution 
et dans son rapport du 3 Ventôse , an 3 e . La révolution p 
a-t-il dit, est le J mit delà philosophie , c'est elle qui Ici 
préparoit par ses pensées. . . . Pour établir le Culte de 
nos loi.r 9 invoquerons-nous les idées religieuses? Ah leur 
influence seroit vaine ! ( Quel paradoxe ï . . . . ) Le Culte 
a été banni du gouvernement , il n'y rentrera plus ( page 
12 du susdit rapport ) bientôt la Religion de Socrate sera 
la Religion de l'univers ( c'est-à-dire , bientôt il n'y aura 
plus de loi sur terre , et non inveniet {idem ) et vous aurez 
la gloire d'avoir eu V initiative , à cet égard. ( 11 ne faut 
donc pas s'étonner de ce que la constitution ne fait tas d'aucun 
Culte) il ne s'agit pas d'examiner , dit ce rapporteur , 
s'il faut une Religion aux hommes , si lorsqu'ils peuvent 
s'éclairer d^es lumières de la raison et s'attacher les uns 
aux autres par les seuls liens de l'intérêt commun , par les 
seuls principes de l'organisation sociale , par ce senti- 
ment impérieux qui les porte à se rapprocher , à se 
chérir , il faut créer pour eux des illusions et laisser 
des opinions religieuses érronnées , des chimères , des 
dogmes absurdes , méprisables , devenir la régie de leur 
conduite et le principe de leurs rapports. Si lorsque les 
hommes peuvent ! qu'il est pathétique , ce si lorsque ! 
et que l'empire de ce sentiment qui auroit porté des 
chrétiens à secourir les rentiers, les pensionnaires, est foible 
chez des Déistes égoïstes ! revenons à notre prédica- 
teur. ) Le bien public , les bienséances de la vie civile , 
l'ordre, la paix de la société, on borne là toutes les vertus : 
on ne connoil plus, on ne veut plus connoitre d'autres loix, d'au- 
tres principes, d'autres régies de mœurs et de conduite, on se t'ait 
honneur de quitter le titre de Chrétien] on se pique de mériter lo 



tih ■(•- de soutenir le caractère d'honnête homme. Delà le triomphe 
de tant de génies profanes et libertins , qui insultent à la ru! 
comme m elieétoit inutile au inonde , parce qu'il-, ne voyent pas 
que la véritable., F exacte probité , n'a point de fonde m 
plus sv/ides que la religion. Delà l'indolence et l'inaction de 
tant de faux Chrétiens peu exacts à remplir ce que leur prei 
la Religion, parce qu'ils se persua lenl que les «levons du Chris- 
tianisme ne s'étendent point au delà des devoirs de la probité* 
Croire que la probité puisse se passer du secours et de l'appui de 
la Religion; croire que les devoirs delà Religion se bornent aux 
devoirs de la probité, deux erreurs auxquelles j'oppose deux pro- 
positions qui vont faire le partage de ce discours. Pour avoir 
toute la perfection de l'honnête komoie 9 selon le monde, il Eau! 
avoir de la Religion; première proposition et premier point, 
(auquel on s'en tiendra ici ; et plût à Dieu qu'il lût seulement Kl 
par nos ennemis de toute religion. Il ne pounoit que les ébranler 
les ef Frayer, s'il ne les convertissoit pas î Fasse le ciel qu'à la 
prochaine électioa , le peuple sente enfin combien il importe à 
sonjjonneur d'avoir des représentais vraiment chrétiens ! ) 

Oui, mes chers Auditeurs, de tout homme sans religioi^onpeut, 
on doit dire , qu'il est étranger à la vraie probité ; que sa probité 
n'est qu'une probité f bible et fragile , une probité chancelante et 
incertaine , une probité presque toute apparente et extérieure ; 
que quelque sagesse , quelque équité, quelque désintéresse- 
ment qu'il montre dans sa conduite, il ne sera jamais que l'ébau- 
che , et passez-moi ce terme , une imitation fortuite et imparfaite 
de l'honnête homme. Qu'est-ce qui compose l'honnête homme , 
pris dans toute son étendue? une conviction forte et intime de 
ce qu'il doit au monde : un attachement invariable à remplir ce 
qu'il doit au monde , une probité d'esprit et de raison , une pro- 
filé de cœur et de sentimens ; or, ie soutiens que {-es deux carac- 
tères delà vraie , ne la parfaite probité , ne se trouvent que dans 
la probité commandée, soutenue par la Religion; pourquoi? 
parce qu'il n'appartient qu'à la Religion de mettre dans l'esprit 
une probité appuyée sur des pr ncipes solides et incoi I 
parce qu'il n'appartient qu'à la Religion de mettre dans le 1 
une probité soutenue |>ar des motifs , pardesattr; uns et 

efficaces ; par conséquent, il n'appaiiien! qu'à la Religû 
former l'honnête homme d'espril et de raison . l'honnête nomme 
de cœur et de lentimens. Suivez cette importante vérité ; j'espèi e 
la tirer ^lus ténèbres qui l'ont obscun ie dans les d mps , 

et ôiei : i l'impiété jus [u'à 1 etl • persuasion d'orgueil et le \ 
qui U11l.11! penser qu'on ne l'attaque «ju 
qu'elle emploie \ oui se défendre* 



< s > • 

(Remarquez avant d'aller plus loin, que la plupart clef 
apostats théophilantropes prétendront qu'ils ont de la Religion : 
mais la Religion du déiste est -elle comme la chrétienne , 
soutenue par des motifs, par des attraits pmssans et efficace? 
Où est sa sanction ? Philosophe , leur dit Rousseau lui-même 
les loix morales sont belles , mais de grâce lais m'en voir la 
sanction 5 cesse un moment de battre la campagne , et dis-mot 
nettement ce que tu mets à la place des peines éternelles ? ) 
1°. J'avance d'abord qu'il n'appartient qu'a la Religion de 
former l'honnête homme d'esprit et de raison , de principes soli- 
des et incontestables , de conviction iorte et intime ; appliquez- 
\ r ous , et afin de répandre plus de jour sur cette matière impor- 
tante, afin d'éclaircir ce que l'esprit d'erreur a taché d'embrouil- 
ler ; d'obscurcir par tant de sophismes captieux ; commençons 
par approfondir, te que les devoirs de la probité trouvent ou ne 
trouvent pas de secours et d'appui dans la raison séparée de la 
religion , ce que la raison seule peut ou ne peut pas , pour former 
f honnête homme ; j'entends l'honnête homme qui pense , qui 
réfléchit , qui raisonne 5 qui,loin de se laisser guider par le pan- 
chant , par le préjugé , par la coutume , prend sa conduite et ses 
mœurs dans ses idées et dans ses persuasions. 

Je le reconnois donc, sans sortir de nous-même, sans autre 
maître que nous-même 5 nous le savons, nous le voyr ns , que 
la subordination , la paix, la concorde, la fécilité publique, 
ne peuvent se maintenir , qu'autant que la justice , L'équité, 
l'humanité , ne teront qu'un corps , pour ainsi dire , qu'un 
seul homme , de cette multitude d'hommes que séparent la 
distance des rangs et des emplois , l'inégalité des conditions 
et des fortunes , la diversité des génies et des inclinations 9 
l'opposition des vues et des intérêts 5 nous savons que pour 
établir et affermir la société , il est nécessaire qu'on apporte 
et qu'on trouve dans le commerce , une sincérité naïve dans 
les paroles , une droiture exacte dans la discussion de ses 
prétentions, une fidélité inviolable à tenir ses promesses, une 
noble émulation à cultiver ses talens , mise en mouvement par 
le désir d'être utile; nous savons que chaque homme se faisant 
un bonheur de celui de tous les hommes, regarde comme un 
opprobre toute gloire, comme un malheur toute prospérité 
qui élevé , qui illustre mi homme aux dépens des autres 
hommes ; par conséquent , que l'honnête homme , considère 
comme je le considère ici, par rapport à la société , est celui 
qui ne connoil ni L'indolence et le sommeil de l'oisiveté, ni 
les agitations trop tumultueuses de l'intérêt personnel , ni cette 
dureté, cette insensibilité qui, fermant le cœur à la tondre 

A 3 



compassion, ignora toujours le plaisir vertueux de pleurer ieé 
disgrâces étrangères; ni cette fierté* hautaine dont le Faste et 
1 lains lont rougir le subalterne des bienfaits qu'il reçoit. 

par la honte des bassesses auxq est i bligé de descendre ; 

ni cette politique fourbe et perfide dont se sert l'adroite 
posture pour tromper par les apparences de la sincérité; ni 
issions funestes d'avarice, d'ambition, de volupté, qui 
produisent chaque jour sur la scène du monde tant 
tacles de larmes et d'ignominie; enfin nous savoHs que l'hon- 
nête homme est celui qui sera moins à lui-même qu'à i 
état , qu'à la place qu'il occupe ; moins homme que père , 

^ue Magistrat, que Prince, que Sujet, que Soldat, que 
itoyen ; ou plutôt , qui sera Père , Magistrat , Roi , Cito\ en y 
parce qu'il esi homme; encore une lo*s, j'eR c nvi 
tracer ce portrait cie l'honnête homme, je n'ai point eu 1- 
d'emprumer les couleurs de la Religion. Les devoirs de la 
probité coulent de la source de la raison , et la n 
Philosophes sur les obligations delà société civile, entre 
un détail que la morale Chrétienne n'a Fait qu'épurer et que 
perfectionner. Ce que je dis donc, c'est que cesdei 
de racines profondes que dans une raison qui s'appuie elle- 
même sur la 1\A giou , ensorte que foute doctrine qui rompt 
les nœutf qui attachent l'homme d Dieu, affoiblit ci relâche 
les liens qui unissent l'homme à Tho a 

Je reconnois qu'ils sont condamnables et condamnés il 
tribunal de la pure raison, ce- - dangereux, cette 

morale de révolte et de perfidie, qui ne connoit d'autre 
pri ripe d'autorité que La lorce qui fa t les tyrans , et la 
ioiblesse qui fait les esclaves; ces opinions détestables qui 
travestissent la \o.x de l'équité, cie la soumission. . 
pudeur, de l'amitié, de la reconnoissance , en langage de 
préjugé., d'éducation, de politique adroite à se j< 
c:é liante , de la simplicité humaine par la spécieuse chimère 
d'un bien public , dont tous sont la victime , et 
personne ne goûte la douceur et les - Je sais 

que ces systèmes funestes portent avec eux leur car.. 
de réprobation; que les vaines subtilités qui en masq 
l'horreur, tombent et s'évanouissent à la vi 
affreuses qui en résultent, que les pass ors elles-mên 
se I de se voir si hautement consacrées, et qu'il y a moins 
d'opprobre -■■ être vicieux par Ioiblesse et par peach ut, '. "* 
L'être ainsi par système et par prini | M • -- 
p opositi m ne surprendra point quiconque a lu et appi 

s~«têuies ii loil'lcs et m tu nuissans contre une 



m 

raison qvà est aîcle'e par la religion , ne laissent pas n'avoir 
leur force contre une raison qui e^t séparée de la religion. 
Pourquoi? parce que du ronds môme de la raison sembleront 
sortir des maximes bien propres à renverser les loix de la 
société aussi-tôt que la raison cessera de voir un Dieu auteur 
et protecteur de l'ordre et de la société. 

Maximes de liberté et d'mdépen 'ance ! que l'homme qui 
n'a point de Dieu n'a point de maître , et que comme il ne 
se doit qu'à lui-môme , il ne doit rien qu'à lui-même: 
maxime de convention réciproque et de contrat mutuel entre 
les membres et le corps de la société} engagement qui doit 
sa naissance à l'espéram e et au désir de trouver le bonheur 
particulier dans le bonheur publie- , et par conséquent en- 
gagement qui demande que je sois le soutien de la félicité 
commnne, mais qui ne peut m'oblîger d^en devenir la vic- 
time. Maximes de prétendue force d'esprit qui , attentil à 
rejetler tout ce que les vues de la polit : que , la volonté des 
législateurs, l'éducation, les préjugés, la coutume , ont in- 
troduit dans l'esprit humain d'idées étrangères à l'homme , 
ne compte parmi ses devoirs que ce qu'il s'imagine trouver 
parmi ses notions primitives. Or que deviendra la probité? 
de combien d'illusions, de prestiges, de cupidité;, elle sera 
le jouet, si chacun, juge et arbitre du droit publie, le é- 
termine suivant ses vues et ses idées? combien de l'ois l'esprit 
foible et borné ne verra point ce qu'il doit? combien de t'ois 
les passions lui feront-ils du moins oublier ce qu'il sait? 

Maximes sur- tout , maximes de prudence et de sagesse 
apparente, qui demeure flottante entre La lumière qui montre 
les devoirs et la nuit profonde qui les couvre ! car ôlez le 
flambeau de la religion, l'homme n'est plus à L'homme crue 
mystère impénétrable; et sa raison , à qui il appartien 
juger de tout, ignore quelquefois ce qu'il lui Faut p 
d'elle-même. Située entre deux attraits, deux penchans qui 
naissent avec lui, et qui ne meurent qu'avec lui; un attrait 
de perfection plus pur, plus doux, plus paisible; un al rail 
de plaisir plus vit , plus violent, plus impétueux; un attrait 
de vertu qui touche, qui invite, qui engage l'esprit; un 
attrait de Fécilité qui remue, qui agite, qui passionne, q ii 
transporte le cœur; l'homme ne peut que rarement suivi' 
lumières, sans a, 1er contre ses désirs; il lui lait à eh qui 
moment, ou rougir de ses plaisirs, r de sa vertu. 

Mais dans ces occasions délicates qui ■ I s 

ce qu'à semble •■ -, i L-rm ta - et i e q .' s au- 

de voix s.'élèveroat el lui ; ror.l que la 

A 4. 



< 8 > . 

ria-turc ne Ta pas plu 1 ; L\{ pour être malheureux rpie pour 
pire vu l'jux ; que les pen< hans du < crur ne ionl pas moins 
l'ouvrage de la nature que les lumière* de L'esprit : alors la 
raison séduite et timide à prononcer , oscra-t-elle le condamner 
ii se rendre malheureux , ou l'autoriser à cesser d'être vertueux? 
Ces nobles, ces pénibles eHbrt s d'un courage qui s'immole au 
Lien public, se produiront sous le titre de bienséance, de 
grandeur d'amc , d'élévation de sentimens, de vertu héroïque; 
mais porteront-ils le caractère de devoirs hautement et in- 
contestablement reconnus ? 

Non, mes chers Auditeurs j rien n'est si étroitement uni 
clans notre esprit que les idées de Loi et de législateur, de 
préceptes naturels et d'un Dieu auteur de la nature. I)e-là la 
philosophie payenne , pour ne pas gâter le cœur avec l'esprit , 
préféra des dieux, exemple et modèle de quelques vues, à 
une irreligion qui auroit détruit toutes les vertus : de-!à ce 
que d'abord les Sages de Rome et «'Athènes , et ensuite les 
Pères de l'Eglise , ont reproché avec tant de lorce à ces 
philosophes qui répandirent sur la terre le poison de L'athéisme ; 
que leur doctrine étok aussi féconde en crimes qu'en e:reurs; 
qu'ils n'éloienb pas moins ennemis des Césars que des Di^ux; 
que les coups qu'ils poiloient à L'autel retouboient sur le 
trône , et que sous le vain prétexte d'alFranchir le peuple des 
contraintes et des teneurs de la religion , ils lui donnoient à 
craindre les attentats do toutes \e$ passions. Dc-là , dans des 
différentes parties de l'Europe , les derniers tems ont vu ces 
hommes si célèbres par leur génie et par leurs egaremens , 
qui ont rentré dans la carrière de l'athéisme , plus hardis ou 
plus sincères que ceux qui les avoient devancés : certainement 
plus exacts , plus méthodiques , plus capables de saisir d'un 
coup— d'oeil toute l'étendue du système , insulter également à 
la probité et à la religion, et se jouer de la simplicité qui 
continue de croire des devons après i é de croire un 

Dieu , ( un de nos philosophe modernes , L'auteur du système 
de la nature , ne s'en cache pas. Il ne voit pas de milieu 
entre la croyance du chrétien et L'athéisme, Le matérialisme 5 
il trouve le chrétien plus conséquent que Le déiste qui admet 
l principes et nie lea conséquences. ) De-U , malgré toutes les 
de l'impiété intéressée à se masquer - la prol ité de 
1" sans principes, comme l'est nécessairement le maté- 

te, sa probité, dis -je, passe communément pour une 
| uté douteu •<■ el bu pe< te ; on ne se I 
Fon amitié, qu'an tant que l'expérience de La 
caractère aura rassuré contn 1 ds£ qu'autant qu'c 1 



(9 ) 

persuadé que de ses systèmes il n'en fait que la règle c!c sa 
croyance, sans en faire la règle de sa conduite; qu'autant 
qu'on sera convaincu qu'il n'est ni asscij philosophe du côte 
de l'esprit, ni assez corrompu du côté du cœur pour agir 
comme il pense; et plaise au Ciel que ce qu'il a conservé 
«ie raison supplée toujours à ce qu'il eu a quitté ! qui peut 
oublier ce qu'il doit à Dieu , peut aisément méconnoître ce 
qu'il doit aux hommes ! les loix de la nature ne nous sont 

Î>as plus clairement annoncées que le Dieu dont elle est 
'ouvrage 5 lorsqu'on veut tant raiiner , tant subtiliser , tout 
fait , tout échappe , on tombe dans une espèce de délire ; et 
parce qu'on sort des bornes de sa raison, plus on raisonne, 
plus on s'égare; par un enchaînement tatal d'erreurs trop 
suivies, trop liées, il Faut ou ne rien croire, ou se contre- 
dire en croyant ce qui n'est pas mieux prouvé que ce qu'on 
ne croit point. L'homme sans religion pourra donc avoir 
de la probité ; il aura quelquefois , et dans quelques circons- 
tances , une probité de mœurs , d'action , de conduite } une 
probité que souvent il devra à cette religion dont il reste au- 
dedans de lui, et malgré lui, des traces, des vestiges qu'il 
ne peut effacer 5 une probité commandée par la gloire , 
l'honneur , les bienséances* une probité d'éducation, de 
coutume, d'imitation 5 une probité même de penchant, de 
naturel, de caractère; c'est-à-dire, une probité qui sera en 
même-tems l'éloge de son cœur et la honte de son esprit ; 
car une probité de lumières pures et vives, de connoissances 
certaines, de principes solides et suivis, de maximes im- 
muables , il n'appartient qu'à la religion de la donner. 

( Il implique contradiction que la raison ait tout-à-ia-foîs 
et l'autorité d'un supérieur pour se prescrire des devoirs , et 
la dépendance d'un inférieur pour être obligé d'obéir à soi- 
même. On a beau vouloir établir la vertu par la raison, 
dit J. J , quelle solide base peut - on lui donner ? On n'a 
que trop acquis le droit de la récuser ; le commun des 
hommes vit et meurt avant de sortir de son enfance; et il 
dit encore ailleurs que de toutes les instructions propres à 
l'homme, celle qu'il acquiert le plus tard et le pins difficile- 
ment est la raison même ; c'est encore ici le cas de citer ce 
qu'a dit un homme à qui on ne reprochera sûrement pas 
une partial. té suspecte aux philosophes. L'infâme Robespierre 
en reconnoissant, dans son discours du 18 Floréal, la lenteur 
du raisonnement lorsqu'il s'agit de Jairc le bien et d'évi- 
ter le mal^ a dit, la raison particulière de chaque homme 
égaré parles passions , n'est souvent qu'un sophiste qui 



plaiie leur cent* , rf V autorité et thoffime peut 

fours être ai' . -- l'amour- propre de mme. Ce 

qui supplée (i ! i i r de VcmU , . 

ie sentiment religieux qu'imprime mes . Vidée 

d'une sanction donnée ama vr de m morale par 

une puissance supérieure à f homme. — 

conçoit aisément; mais conçoit-on de même que cette idée 

puisse être aussi forte chez le dcïste que chex celui qui croit 

à la révélation, et dans un teras où tant rs habiles, 

l'ont attaquée pav des raisonnement très-captieux?) 

En eHet ; la raison nous propose les idées d'ordre . te justice, 
de fidélité , de bien public ; mais ces idées lo: ntre- 

prend de les ériger en devons , en préceptes, t n lois qui obli- 
geut Phomme, si elle ne dous montre m Législateur qui ait droit 
à nos hommages, ni récompense pour une venu préférée au 
bonheur , ni vengeances pour un Donneur, acheté aux depeni 
delà vertu; alors la raison même s'élève contre la raison* elle 
aide à détruire L'édifice qu'elle veut établir; et celui 

qui dans ces circonstances attaque la raison , paroit aussi rai- 
sonnable que celui qui la défend. Que fait la religion? tirant 
le voile qui nous cache les mystères de notre être et de notre 
dépendance , elle nous ouvre la source d'où roulent les devoirs 
et - lesloix de la soeiéîé ; elle nous fait entendre dans la voix 
de la raison le langage du Dieu suprême, qui en caractères inef- 
façables a grav é sa volonté au i> us intime de l'ame : ce n'est donc 
plus une raison qui n'est que moi- . c'est une raison qui 

marquée au sceau du Dieu dont elle est l'interprété , est 1 
dans de moi avec un titre de su Priorité qui lui assujettit 
penchans et mes désirs. Ce n'est plus un d'hommes 

meucée parle hazard, aidée par L'instinct et par le penchant, ci- 
mentée par l'intérêt , maintenue par la politique 5 c'est une t'a- 
mille nombreuse dont Dieu est le chef et le père, le maître elle 
protecteur; par-tout L'homme s'efikee et disparoit , on ne voit 
que Le Dieu auteur et vendeur des loix de la nature. 

Grran 1 et sublime spectacle que Saint-Paul s'appliquoit à re- 
présenter vivement aux Fidèles : mes Frères, leur disoit-il, les 
devoirs de l'homme composent les preua 1 ra 11 Chrétien; 

mais 1 ants el \ énibles : en nulle rtneonti es ils 
demandent les efforts de la vertu que 1 1 .-tient raremenl 

d'un cœur amolli par tant de vices. ] 1 

portiquea vainement essayé de trouver uni 
In mlable du b< nb ■ nu mon le : I 1 ! vous 
ne verrez que l'homme dans l'hom 1 . ntqusJ 

trop fortei contre la raisju 3 et U 1 - ible 1 outre le# 



(II ) 

passions. Voulez-vous donner à la félicité publique un appui 
stable et immobile , voyez Dieu principe et origine de toutes 
choses , jetter sur tous ses ouvrages l'empreinte de la Divinité , 
et remplir par son immensité la distance de tous les rangs et de 
toutes les conditions } être lui seul au-dessus et dans tout ce qui 
obéit , comme dans tout ce qui commande dans le monde l 

Peuple , continuoit l'Apôtre , peuple c ondamné à la soumis- 
sion et à la dépendance , ne dégradez pas l'humanité jusqu'à 
ren ire l'homme esclave de l'homme; c'est Dieu qui régne dana 
les Rois , qui décide dans tes Magistrats , qui gouverne ordonne 
dans le> Maîtres , qui gouverne dans les itères ; à lui seul ront 
tous les hommages , et l'homme ne les reçoit que pour les lui 
renvoyer. Grands dit monde , dépositaires de la puissance et de 
l'autorité , ce peuple qui doit respe< ter en vous ses maîtres , doit 
y trouver ses pères , parce que ce Dieu qui reçoit par vous les 
adorations du peuple , reçoit par le peuple les dons de votre re- 
eonnoissance ; ainsi, la douceur, c'est toujours l'Apôtre qui 
parle, et je n'en lais que réunir les traits répandus dans ses épitres, 
la douceur et 1 humanité seront assises sur le trône, parce que 
Dieu entend les soupirs et venge les pleurs du peuple ; l'équité 
présidera dans le Barreau , parce que ce sont les droits et les in- 
térêts de Dieu même qui sont pesés dans la balance de la justice } 
la paix et la concorde légueront entre l'époux et l'épouse, parce- 
que c'est Dieu qui a formé le lien de leur union ; les pères trou- 
veront la tendre reconnoissance et la respectueuse soumission j 
les en fans la vigilance attentive et l'amour fécond en bienfaits , 
parce que c'est Dieu qui parle par la voix du sang et de la nature; 
tousseront sincères dans leurs paroles, parce qu'iis marchent 
«ons les yeux du Dieu de vérité ; fidèles dans leurs promesses y 
parce que c'est Dieu qui les reçoit et qui les garantit , sensibles 
et généreux , parce que Dieu a mis toute la ressource du pauvre 
dans le cœur et dans la main du riche. 

Noblesse de sentimens 5 qui élevé une ame magnanime 
au-dessus de l'intérêt, et qui du bien qu'on fait, ne veut 
d'autre récompense que la satisfaction de le faire en Dieu et pour 
Dieu : fermeté et intrépidité de zèle qui o e -épia ire afin de ser- 
vir, et qui ne craint point de se rendre o lieux pour devneir 
utile ; fidélité que l'espérance ne peut séduire . ni la crainte in- 
timider ; reconnoissance des bienfaits qui n'expire point avec 
le créait et la fortune du bienfaiteur; amour de la vente et de 
la probité , qui regarde comme une di-grace pins flétrissante les 
suc iès et le triomphe de celui (pu s'élève par l'imp sture . que 
la chute de celui qui succombe sous la perfidie , et qui pense qu« 
ce qu'on loujfre n'est rien 3 quand ou n'a neu a se reproche?. 



. . < « 3 

Dans le plan de ceKu qui n'a d'aut: c nu îlre, d'au're législateur, 
d'autre fin 9 et d'au're récompense que lui-même 5 vains nom*, 
maximes fastueuses , vertus d'orgueil et do vanité, que IV 
Tance de la gloire soutient contre l'amour du plaisir, et quels 
raison ne proposerait que timidement à qui n'auroil point de 
passions • tout au plu> , devoirs obscurs , incextaini , enveloppés 
de mille nuages; dans le plan de la religion , ce Boni des obliga- 
tions étroites et pressantes, parce qu'elles ont pour base etponi 
fondement L'empire et l'autorité de Dieu ; ce sont des obligations 
Lanternent et incontestablement reconnues, parce que la religion 
met la raison d'accord avec la raison , îa nature et l'éten lue de 
ses devoirs ; elK* explique à l'homme le mystère ce ses penchant 
si oppo<és- elle lui apprend que les jours de celte vie mortelle el 
fugitive sont les jours de combats et de mérites, qui seront rem- 
placés par les jours de paix et de calme, que le Dieu qui éprouve 
maintenant sera prodigue à récompenser ; que dans l'accomplis* 
sèment des loix de la société, ce n'est pas un bonheur durable 
que Von sacrifie à une vertu stérile et impuissante , mais un plai- 
sir Invole et passager, que l'on dédaigne pour des délices qui 
dureront toujours , et qui ne s'épuiseront jamais. Ainsi la reli- 
gion dissipe les doutes ; elle réfute et confond les prétextes ; elle 
éclaire et elle rassure la raison ; elle rixe l'esprit dans la connois- 
sance et la conviction intime de ses devoirs ; elle met dam 
l'homme une probité d'esprit et de raison ; elle lui donne de plus 
une probité decœuretdesentimens, second caractère de l'hon- 
nête homme, qu'il n'appartient qu'à la religion de former et de 
soutenir. 

2°. Caractère sans lequel il n'y a point de véritable pro- 
bité; et c'est ce qu'il n'a pas vu, ou ce qu'il n'a pas \ 

t appercevoir , ce génie si pénétrant el si délié , qui , 
à la honte de la rais m , n'a point rougi d'entreprendre contre 
le monde entier l'apologie de l'athéisme , et soutenir qu'un 
peuple d'athées peut être un peuple de vertus morales ; il 
exagère l'empire de l'éducation • la force des préjuges, la 
terreur des 1 >ix humaines; il prétend que la probité peut se 
trouver et se trouve .souvent dans la conduite , quoiqu'elle 
r e soit pas dans les sentimens : et qui doute que L'intérêt 
ne soit habile à contrefaire la probité ? mais une verra 
étrangère à l'homme ne fait point l'homme vertueux- et U 
probité- qui ne réside p.'s dans l'ame ne monde point l'hon- 
nête homme , elle ne fait que cacher le scélérat. 

Or, ce cœur que la prol il i doit assujettir à ses loix, com- 
1 ns lui en disputent l'empire ? «Poserais presque 

le titre j les devoirs particuliers et propres de U religion 



< i3 > 

n'ont rîen de si pénible que les devoirs de la raison. La 
morale de l'honnête homme est plus austère en un sens que 
la morale du Chrétien; et ce qui coûte le plus dans la pra- 
tique de l'évangile , ce n'est pas ce qu'il demande pour 
Dieu, c'est ce qu'il demande pour le monde. Un Magistrat 
qui ne prend pour lui que les momens que lui laisse le 
public j qui ne se croit jamais assez habile dans cette science 
des loix plus vaste que le génie le plus étendu , assez éclairé 
pour sortir d'un labyrinthe dont les passions multiplient et 
confondent sans cesse les détours ; qui par-tout ailleurs , ami 
tendre , fidèle, complaisant ; sur les tribunaux , Juge , Magis- 
trat , ose prononcer contre ce qu'il aime, et imposer silence 
à son cce ur , pour n'entendre et ne faire parler que la 
justice et l'équité 5 un négociant, un homme de finances, à, 
qui s'offre le moment décisif d'une fortune prompte et rapide , 
avec l'espérance encore plus séduisante de couvrir et de dé- 
rober aux regards publics le mystère de leur subite élévation ; 
un courtisan qui n'apporte a l'autel de la faveur , ni l'encens 
d'une basse adulation , ni l'hommage d'une lâche complai- 
sance, ni les adorations d'une conscience souple et facile à 
s'oublier , ni les soupirs d'une amitié lâchement trahie et 
abandonnée ; dans une grande place , un homme qui veut 
être l'homme du peuple 3 qui sent que la grandeur apparente 
qui l'élevé , n'est qu'une servitude pénible qui l'assujettit ; 
esclave de tous ceux dont il semble être le marre , il lui 
faut continuellement faire des ingrats par ses bienfaits , et 
des mécontens par sa droiture ; ne pouvoir espérer ni de 
justice pour ses vertus , ni de grâce pour ses défauts , re- 
présenter éternellement sur le théâtre du monde , le per- 
sonnage de grand , sans pouvoir se rendre à celui d'homme 
et d'ami. Que sera-ce , si au sacrifice de son repos il faut 
ajouter le sacrifice des intérêts les plus pressans , der- liaisons 
les plus chères , des penchans les plus vifs et les plus violemment 
irrités? Dans cet orage et ce tumulte des passions, quel 
autre asyle pour la probité que la religion ? elle seule peut 
fournir des motifs solides et efficaces, des motifs qui s'éten- 
dent à toutes les circonstances, à tous les temps, des motifs 
propres de tous les g. mies et de tous les caractères. 

.le dis des motifs solides et efficaces , des motifs qui 
touchent le cœur, qui le remuent, qui le pénétrent : des 
motifs qui contrebalancent l'action et le pouvoir de la 1 
dite? qu'on vante tant qu'on voudra les lumières et l'empire 
de la raison! sa foi blesse n'est ignorée que de ceux qui 1 ' 
point essayé ses forces 3 et ils ne la croient capable de tant 



C r 4 ) 
donner que parce lm ont rien ' ; raison 

(F •- titr 

h . envers Je* i • 
m ; ■•; , parce ■ ' farei i 

.1 . J ;/./ ' ' i J . :-t-il 

■ ' ne lais* ni plus de 
trce ■ ~ ■ ' au i — ■ - 

j ■ .... 

maù i . : : : 

■ ' . • . 
I 

Peuples — mais dit La I n? ont point éê 

force . ' • manquent d'une 

rite sure qui Dieu xe ne 

Cr ' : " - l 911e ce ///# 

eVî/e 1 . «/// 5 - . . aban- 

donnée aux rechei - - ta . ce de 

'hommes. 
S'il . A-badie , qu'un homme connût p i 

l'immortalité de son a ne , sa fin et ses d< . .- . I 1 1 
qu'il i \ avant qu'il fiil homme de bien.) Reprenons. 

Aussi les I gislal ars n'ont ose appuyer la destinée fies 
I - suc un rondement si fragile : ils ■ence* par 

donnée à leurs I s 5 se ors i j i : 

plu> s vans dans la sance de l'] , que ces Philo- 

sophes q .i se - l'avoir t. : . | 

la raison instruit vainement , lorsqu'elle ne montre i irn 
ou 'i craii . : I -nous p.. s que l'ii 

est le ressort qui met tout en mouvement : que Paul 

rue n'esl respectée que parée qu'elle a la force në- 
re pour se Faire respecter; qu'un maître qui ne peu* 
aettre, n'est pas long-temps maître; que 
'est 

Il le cœur 
tes dons, 
al leur i 

: 
i miracle . j espérer de 

philosophes • - 

lois et Les droits 

les a ■ [ - 



Ci'), 

Lame le es A très n'eût-elle que ce lei ! ivantage^ 
elle l'emporterait : les S z de l'ai [uité i 

appuyèrent leurs logmes sur le principe de la Force de U 
. : les Apôtres >li leur doctrine mt le principe 

de la faiblesse et le la lépravation du cœur. L- P 
ont apporté dei es lumières ; les Apôtres 

ont annoncé un Di - iteur,, vengeur , rémunérateur ; 

• j irloient donc qu'a L'esprit 5 les Apôtres p:.. 
au cœur ; ils agissent , ds travaillent sur le coeur ; ils mettent 
dans l'ame de. attraits de vertu opposés aux attra vue; 

des passions, pour ainsi dire , d'ordre et de justice, qui 
combattent lea passions de désordre et de prévarication ; l'amour 
propre et l'intérêt qui troubleraient la s ciélé , sont contre- 
balancés par un autre amour de soi-même , par ua intérêt 
: eur et dominant* 

i\on , disoil Saint-Paul . pour être juste . vrai . fidèle , équi- 
table , le Chrétien n'a pas besoin des foibles secouis que prêl 

tu les espérances humaines. Soyez soumis à vos maîtres, 
q 101 que fiers , capricieux, ingrats: Dieu récompensera les ser- 
vices qu'ils auront lai^séî sans récompense ! que les ressentiment 
les pus justes n'abèrenl point votre modération; ce Dieu dont 
Tous suivrez l'exemple , vous prendra pour modèles , et Il s plus 
tendres épanchemens de son amour vous pay fgardsel 

les méoagemens de votre charité ! os « votre fortune a la 

. raus en ferez une plus ;cequelaten •. u 

aura refusé , le ciel vous le donnera : - que ta crainte agit 

plus vivement que l'espérance sur le cœur des hommes, larcl;_i n 
leur inontrequeles passions <nii troublent la pais du mon le, de- 
viennent tôt ou tard leur propre snppliee : la jalons 
s'être b« lans le sang d'Abel, déchire Gaïn ] irs, 

et lui tait envier le sort au frère infortuné qui a péri sous ; 
coups , la rébellion et le murmure creusent : sédi- 

tieux , l'abyme qui les engloutit , et instruit l'uni'. -u 3 :l 

qu'on doit aux Pu es légitimes 5 du nu... • la calomnia 

qui av.it obscarci la réputation de Susar.ne , sert la 1 
qui écrase ces hommes doublement coupables d'avoir osé at- 
t r à sa vertu , et u'oser ensuite la m» : < . I poli- 

tique meurtrière de l'aïj 1 • dans ses 

projets , enrichit de ses 1 le 

des pièces ; L'amour abomin ible qui n'a ni la voix de U 

nature, ni les pleurs de Tha . \ 

, et ve ."inceste par 1 ■ 1' 

ivoir fait 

!.. .. 



, . . . ( ,r ' ) 

l'injustice arrosent du sang d'Achab Si de .Tési])*l l'hcntaga 
qu'ils avoient usurpé 5 l'envie et la haine du courtisan perfide 
amènent sur Jeab ie glaive qu'il a voit levé sur Aimer; U 

volupté remplit le palais de David adultère, des horreurs de 
l'inceste, de desseins de meurtre et de rébellion: Dieu moins 
jaloux, ce semble, de sa gloire, qu'attentif à conserve! 
ouvrage, montre plus d'indulgence pour les passions qui in- 
sultent le Ciel, que pour celles qui désolent et qui ravagent 
la terre. Après les années et les siècles, il venge snr les entani 
les crimes trop haineux de leurs pères, et s'applique tout entier 
à maintenir l'homme dans l'observation constante de ce qu'il 
doit au monde par les leçons et les motifs les plus propres à 
agir sur son cœur. Mot lis solides et efficaces. 

Je dis encore, motifs qui s'étendent à tons les tems , à 
tontes les circonstances : car si dans le détail ordinaire de la 
vie, la probité trouve tant d'écueils; de quel naufrage 
n'est-elle point menacée dans mille rencontres délicates? 
c'est un concurrent à qui un mérite supérieur applanit et 
abrège les voies de la Fortune 5 encore un pas, il est au bout 
de la carrière , et un soupçon jette dans l'esprit d'un protec- 
teur déliant et timide, va arrêter la rapidité de sa course, 
et nous laisser libre le chemin de la laveur et des emplois ; 
c'est un ennemi redoutable sur qui le hasard des événement 
a jette les apparences du crime ; ce qu'on donnera à l'intérêt 
de la vengeance , on semblera le donner à l'intérêt de l'état, 
et la perle d'un ennemi sera rejettéc sur une totalité qui 
auroieut ôté le pouvoir de sauver un ami ; c'est un protec- 
teur dont le crédit chancelé , et qui va nous entraîner dans 
sa ruine; il ne s'agit que de prévenir la fortune qui se 
retire, et clans les services qu'on a rendus, on trouve des 
p.. textes pour ne point reconnoitre les bienfaits qu'on a 
reçus : c'est une cabale , une intrigua dont on présage le 
succès; c'est une complaisance à laquelle on ne peut se ; - 
insu- sans s'attirer une disgrâce avec b réputation de l'avoir 
méritée , et sans se couvrir du ridicule que donc 
siècle d'adulation et de politique , une probité rigide et in- 
flexible. 

Je vou% le demande, mes chers Auditeurs, '.ans vies c n- 
jonctures si critiques, dans un pas si glissant, qui es 
qui se soutiendra t l'homme nourri et p. 
de la religion , l'homme qui croit que la lumiè 
perce tous les voiles de l'iniquité, qu'un 
tissu de L'intrigue la plus be • loupé" 

Aax yeoi Jj ruai vers, ne passera que pour la prostitution 



ue, qui , à l'horreur de la passion qui 
■ Li no r< eur i 
ie el le déguise; q 

o ïl- 

::' poinl des pertes • . . ] le de reli ; i 

tit il plie, il succombe! et 
q ie deviendra clone l'homme sans ... ^pui 

ra-t-il à sa vertu ? la i b! Ch 

situations, qu'est-ce que la raison? que de si grands o 

n .eut faible et petite! q tand le cœur a i m u- 

vement , une agitation si tu îj quand les 

es le remplissent de leurs plaintes et de leurs cris , 
comment e -'-il cetîe voix de la raison, qui n'est le 

plus souvent qu'un souffle , qu'un léger mormi 

\ ous le savez , vous le dites tous les jours 5 la Cour n'est- 
elle p.ts le centre !e l'esprit, des lumières, des connoissances 5 
: ' • -ce pas à la Cour qu'elles se débitent avec plus de I 
1rs maxi ues d'honneur, de raison, de probité':' mais parce 
qu'à la Cour, parce qu'autour du trône sont les grand* in- 
térêts, n'est-ce pas-la que régnent les grandes bassesses , les 
grandes trahisi ns . les gi'an lès perfidies, les grands attentats ! 
tout se réduit à les colorer, à sauver certains dehors, à ne 
point montrer trop à découvert ce que le monde ne manquera 
: de pénétrer, mais ce qu'il pardonne à demi dès qu'on 
lui laisse le soin et le plaisir de le deviner. Perdre tout dans 
le présenc, sans rien espérer, dans l'avenir; s'il est un homme 
qui sauve sa vertu d'une pareille tempête, que , pour l'honneur 
de la raison, son nom soit écrit dans les fastes du nonde , 
peu d'autres noms le suivront : les motifs de la raison ne 
sont pas comme ceux de la religion , des motifs proportionnés à 
tous tes génies et a t us les caractères. 

Différence essentielle, qui seule confond et renve se les 
vains sophismes qui dans les dern is ont attaqué la né- 

cessité le !.. iv igion, et qui n'en ont que trop imposé à tant 
d'esprits frivoles et superficiels. Passons à l'homme .^ans reli- 
gion . le prodige de quelques h nnmes le venus infidèles à 
leur Dieu , sans cesser d'être fidèles à remplir ce qu'ils doi- 
I au monde ; je prétends cependant que l'intérêt de la 
félicité publique est inséparable de la religion : pourquoi? 
parce que la paix, le bonheur de la société dépend des vices 
des vertus du u ind nombre des hommes; or je 
ns que la raison ne formera poi:.t, qu'elle ne peu! 
. peuple de probité , un peuple de vertus morales. 
En - oaximej de raison droit* 

B 



r t .' purée . roç Idées d'ordre 5 

ot de probité qui ue - • fait sei tir 

l'esprit de plus fin et de plus déhé;, 

i . si paisibles, ri délicate» et - que 

sa" r a un génie | lus h ureux . jette 

Vulgaire une agitation assez Forte pour ao i 

passi ns? ce p upl ■ sans à lu( ation 3 

qwe la crainte d'un !)■".! vengeur, 

teneur des loix bumaii 

et la . sera-t-il 

ta pu e rai -(vi , qui ne se fait enl 

et oui ne parlera jamais , 

à tra irers le tumulte et 1 - Frac - dont Le r< 

ses naalueurs ? qu'il y auioit peu de vert 
s'il n'y avoil que des vertus le pure raisi n! [ue la poli 

. à la sûre Les Empires , 
voies d'insti ml ion et d' 

empire et de l'autorité ! mais tous sont 
impressions de la ri ligion, tous pçq 

ml dans ses prom - 'elle a 

de terrible dans ses s. La polît iq 

probité extérieure et simulée, la rais 

iité de maximes el qui écha] 

grossier, qu'une probité bornée à un petit : il H •■ : 

! 1 donne une probité vi 

| me el universelle , parce qu'elle est I 

principes que l'esprit le moins p nétraii! : 
l'i -pnt le plus éclairé ne peut assez approti 
agit sur le cœur par des motifs qui toud 
rioble et la plus magnanime 5 qui eut, qui 

l'ame 1 1 plu? farouche et 1 1 plus. 

ts{ ce donc que parmi les disciples de i Ii plus 

sainte et la plus ;i\ ine , de la i 

voit plus se produire les crimes qui : i 

société ? il faut t'a vou r , nos jours ne sont p - n 

dû la ! i faisoit l'api 

; i es i hrs où \ our bu :i >' j 

; e roug r n l sur 

: l'Empire: Tertnllien 

ii / ce p< iij : . ■ FI tri • , 

rai par tanj rîptions sanglantes, > 

li . , ni ' • parmi 

querte nation les tributs sout-ils payés si fiu< 



arec tant de modération? ou I i pro es sont-ils- plus rai 
et la "justice plus exa te; les femmes plus dignes ef n 
soigneuses de plaire; le commerce plus suivi dans 
prises, et plus délicat sur la bonne loi; les sol 
re.ioutable à L'ennemi , et plus dévoues au Prince ? appui de 

. vous n'avez d'autre crime ait. 
celui d'aimer une religion à qui vous devez. c< : ance 

qui ne sait que respecter vos ordres, plaindre votre i rr r 5 
tourrir 5 que celui de fuir et de délester des dieux 
qui voient chaque jour se former à l'ombre de leurs te 
les complots qui mettent en péril le moude et les maîtres du 
moi 

Alors l'Univers trompé ne rondamnoit le Christianisme 
que parce qu'il ne conuoissoit pas les Chrétiens : quel seroit 
aujourd'hui le sort de l'évangile , si par une autre erreur le 
monde jugeoit le Christianisme sur ce qu'il connoît des 
Chrétiens ? combien d'hommes outragent la religion par les 
vices les plus opposés à la raison? combien d'hommes n'ont 
de religion qu'autant que leur intérêt leur permet d'en avoir , 
et n'en ont peut-être que pour la luire servir à leur intérêt ? 
ici le libertin triomphe , il insulte aux disgrâces de la religion : 
oserois-je le due? son triomphe est presque juste; c'est à 
son ouvrage qu'il applaudit : comment s'est préparée , comment 
s'est formée cette chute si rapide des vertus ? suivons le fil 
de nos histoires, nous verrons qu 3 la probité ne s^est retirée 
que sur les pas de la foi, que l'honnête homme n'a disparu 
qu'avec le Chrétien ; que les temps marqués dans nos fastes 
pour les temps du libertinage dans la croyance , furent toujours 
les temps ae la plus grande dépravation dans les mœurs ; et 
saus remonter aux siècles éloignés , si maintenant on voit si 
peu de p ideUT dans la jeunesse , de bienséance dans le sexe, 
d'équité dans le barreau, de bonne loi dans le commerce , 
d'honneur, de désintéressera nt dans la noblesse; si la vertu 
ti m !e et fugitive trouve à peine un asyle à l'ombre du sanc- 
tuaire , n'est-ce pas parce que la jeunesse , le sexe , le guerrier , 
le courtisan , parce que tout est devenu philosophe ou se 
pique de l'être ? si dans le Christianisme il reste peu d'hommes 
délicats sur la probité , n'est-ce pas parce que dans le Chris- 
tianisme il reste peu ce Chrétiens? s'il est des hommes qui 
font servir la religion à leurs passions, qui sont-ils, que les 
hommes qui n'ont point de religion ? ou trouverez-vous plus 
de vertus que -ans ceux qui ont échappé à la contagion de 
cette vaine et intempérante philosophie? où trouverez-vous 
plus de vices que parmi ceux qui étalent avec le plus dq 

B 2. 



( 2r ) 

' fecei i ï' -'.-; ? vc . cm 

■ p ur liumilici leui . i I 

; sans biej . : 

I - i - - . întl ig 

îfltes , Si ' j ; 

■ 
i • j je dis, • j mê- 

les : leur 
leur esprit ; il n 1 n dans leur « œ ir . dans Leur 

conduite ; ils \ Chrétien , ils 1011I n 

que l'horon : . 

gent , qu'i prisent . ils la \ 

de leurs mœurs; le Chrétien le moins . ne 

]) ait s'ortl r aussi pei - . 

i 

Je reviens : le Chrétien , je . parce qu'il a 

; ns , pourra manquer ai , parce 

qu'il a de la religion : i ... 

i! a des lumières pins pures et plus vives à obscur ir . 
maximes plus certaines à c rnbattre; . F rte 

à vaincre; il a plus de remords à étouff r . 
surmonter , plus de résistance î 

qu • le m n le peul homme à qui : 

présente des récompensés si touchant , des i si 

• . res ; quelles vertus le m l'une raison 

qui n" donne ui craintes ni 

. >ns . qu'il ne 
. te de ses princip Y \ sans i 

sacrifî 

pratique sa doctrine i : 

m inqu t de probiti . 

. . se contre 
nomme ■ rraimcnl 

. 

nque-t-il : 

11 c m e 1 a i 

I ' ' ' 

: " 

I : d'esjuit el 



sentïmens. Ot afin ne ne fous rien laisser à désirer pour 
voire instruction tui ni' importante 

ère partie par deux propositions digi 

on. Premiè re propo ition : s'il i 'aj pa lient 

t sur-tout à la religion 
( .cime quM .si donné de former la probité la plus p. - 

iccomplie. Seconde, proposition : si 
n doit être regardé comme un h 
la probité , c'est sur-tout celui qui a quille la rèli 
( ne. 

Cesl à la religion Chrétienne qu'il appartient de foi 
la probité la plus parfaite, la plus accomplie : je neveu 
| nterai point qn'aucune r ligion n 1 uns un détail 

si e.\a«.t, si approfondi des devoirs de la société 5 n'a des ven- 
geances 3 des anathernes si terribles contre les passions qui 
troublent, qui renversent iVrdre de la société ; je ne \ 1 
ferai point remarquer qu'au .ion ne commande avec 

tant d'empire , avec tant d'autorité, la douceur , l'humain 
I né rosi té , la tei >ion ; < e^ venus douces, fa- 

ciles, complaisantes, d'où naissent ' us les charmes, I 
agrémens de la société j qu'aucune n n'unit Icslio 

aux hom 1 s par des nœuds si intimes 5 le sang de Jésus- C : 

e la distance des fortunes , ce 
J us ( ris! c p a Jans le ( iel pour le bonheur de la sa 
Sion , il l'e t ici bas pour le bonheur et la tranquillité 
terre; dans un Chrétien, le Chrétienne voit qu • Jésus C 
je ne vous montrerai pas que la 1110: aie de la rel ri. n r( \ 
est la seule inorale qui l'homme à c e mépriser 

i , à se épren Ire , à se lé| e -\ c de lui-même à ren . 
à mourir :. lui-même 5 . 1 sequent la seule morale d< e.t 

l'activité sVl - .1 .'.. 1 me intérieur, pour le [1 er aux 

- j aux intérêts, aux penchans , aux inclinai, 
e*- 1 . lui ypprei ant à r Lui-même; ie que je dis, eVt 

q l'il n'appartient qu'à ui e n ligion , à in e foi, unegra» esur- 
natun 'honnél • h ) um ■ , tles imper- 

f'e<. n ■ : uir l'é< lai et le lustre, 

itv former ,' parfait ixipli ;e!on le n c 1 <\ 

Pouvons-nous l'ignorer '{ que mmaine, 

qu'incapable de □ juste mil . . ta , u de 

veirusoù lac:. ' asion de quelques dé 

• 

qui ne soit : . : 

iroutre point les 

B 3 



]■ i nV 

• ■ • 1 1 

I : 

; 

< : • ' 

< Cbrél : 
: de morale plus sr 

1 - conseils , plu que la 

i ; le morale qui 
nobles . 
par ...i!s, 

i î plus profondes 5 

purs eL plus vi i- ■ . 
îicatess ■ 1 1 d'< s : 

et de retenue 5 parce qu'un rel ur d - . . Le de 

l'humeur, uu mm!. urmurede L'amour 

| • . iuteui et de fierté - • 

j t pas , ce qu'elle pardonnerait, c< 

ce qu'elle pourroit pren 
vangile le to 

pie de vertu dégagée ra le 

jion en Fournira mille. ï 

< " critu ". que paroîtronl tes béros de l'histoire pn ! 
quel Roi plus] Joas ; quel Conquérant ] 

plus équil : ■ er- 

plus e • 'Abraham { 

j auB 1 1 : 

■ 

i 1 monde . 

: es ( l.uit 

- 

el le leui >uranl Lei 

: . 'ellepropose, 

que se I 

ni j el tels 
- un p u] ■ ( [uelle 

; s murmui 

p i. ( h ms 1 1 d'inti : 

.. . 



tous les temps ; sujets cocil : lois pères de lents sujets : 
peuple bttureux : vous n'eut n Irei ni les eus de l'innoci 
opprimée, ui les si uphs de l'indigence abandonnée, ni les 
aitié trahie; vous ne cônnoitrez ni le triomphe 
du cime , ni l - es de la vertu : la so ;ra qu'un 

commet ~ et de reconnoissance ; tous seront 

heureux, et ce qui est le comble du bonheur , tous feroi 

. v enchanteur! Ah, s'il n'es 1 ! pas permis à 

i ir à des espérances ipprenons 

du moins, lisons dans cette image de la plus pure félicité , ce 
q'ie le monde perd, ce qu'il se refuse à lu .lorsqu'il 

se refuse à la religion, à là grâce de .1 sus-Ci isl : >' à 
cefte religion sainte qu'il appartient de former la probit< 

et a complie : eniin c'est entre to mmessansi . - 

gion , 'homme d lia religion Chrétienne, qui doit 

le plus être regardé comme étranger à la probité : que la pro- 
bité dé thomme qui n'a jamais connu la religion, soit souvent 
une probité douteuse et incertaine, une probité chancelante 
et > resque sans principes, et par conséquent sans appui , c'est 
ce qu'il est - prouver* mais sans m'y arrêter j'avance 

et je soutiens que 'ho/nme qui a quitté la religion Chrétienne 
peut être convainc u de manquer de vraie probité dans l'affaire 
la plus importante et la prus essentiel. e : j'appelle manquer de 
probité, lorsqu'on désavoué, qu'on rejette , qu*on condamne 
sa religion , sans l'étude , l'cxa. nen , les recherches , 1 îs 
eussions nécessaires pour porter un jugement sage et sensé sur 
la religion. 

J'appelle manquer de probité, lorsqu'on apporte à l'él 
de la religion des préventions et des préjugés, des penchans 
et des passions que l'on connaît et que Ton aime • lorsqu'on 
n de décider si l'on doit croire , que pour 
saisir ùes prétextes, pour se taire des raisons de ne croire 
manquer de probité, lorsqu'on rejette par re- 
port à a religion cies preuves , des autorités , auxquelles on 
Ut ce qui n'est point lié à la religion. .J'appelle 
niai quet de probité , lorsqu'on néglige , qu'on dédaigne des 
preuves solides et victorieuses , p< ùf demander des preuve; 
imaginaires que la reîigi n ne peut et ne doit pas donner. 

Or sur cela, je de veux, nies cners nrs, que votre 

témoignage , q;e celui de ^incrédule qui fut Chrétien et 
qui ne l'est plus : où sont-ils ceux q . que de qu I c 

la religion ont pu, ont voulu la savoir? entre (eux qui l'ont 

; >int connu les 
qui ont »g — . ._ ...... 



8 



de li religion . 1 • ■ en- 

droits 1 is foibles , ;i en e u jérer I 

sont-ila ceux qui ne croyenl pas • que 

les faits , I !s pi . les mirât 

où sont-ils ceux qui ne 
L'hommage de la s um sionà la voix de Di a. 
< ' m si Dieu a p r p u les P p \ : 

ceux '| i n'ont pas porté I ur licence jusqu'à 
des di (s 5 de la doctrine , de la . i 

des preuves de raisonnement .i une rel gion Le ■ ré- 

vélation? par conséquent , où sont-ils ceux qui pour aJ 
i v la i eliglon , n'ont point eommi □ 

les ri la bonne foi el de l'exa le probité? 

El si tel est l'homme qui a cessé de - 

nous de l'homme qui attaque, qui combat la religi - qui 
aile, qui dispute, qui dogmatise, qui 

; quelle I : ur, quel délire, quel fanatisme de taux 
zèle les arme contre le_Ciel, contre la I eux- 

îs? quel intérêt les met en m ùn- 

personnelf quel obstai le opp se-t-il doi c à leur boni 
pançile de paix, de charité , desoumiss 
le vrai Chrétien est-il celui dont ils ont à crai nbi- 

tion , les impostures , les intrigues , les . ! 

que sa Foi soit cireur ou vérité • plus il 
moins il aura de passions. Il ne peut devenir re 
l'impie, s'il ne commence par imiter son i 
I rêl public? Kois sur le trône. M r les tri- 

bunaux 5 maîtres dans l'enceii 
cid /; est-ce à l'irréligion que vous , 
. la snbordin. j 

des loix, les bienséances de la pudeur? r! si «roui 
tfait, une expérience lunesle ne vous in a-' 
fait i pe«tii ? ./'; ! ces incrédules, or. les < 
sont en r que h religion n'est pointl\ t Dieu , qu'elle 

doit sa naissance à la politique des Souverain: ^ . 
('! ver entre le trône «•: les attentats du • rempart 

que n'ose franchir la licence des passions! et pourquoi 

,i .•> ■ piqu uu de tant de - •'. i p ur l'u térêt de 
, té, beur d • la patrie : p >urquoi 

a <ni v . de i-i sagesse bu i 

;r. i c li' m . rel d'une 
illus "ii i, e , i branle 

sur lesquels il 
dont ils \Lulent désabuser 1 



< 2 ' ; .). 

au monde que les vérités ii 3 qti la veul ni lui . n,> - 

prcndre? ce seroit Une erreur dans la spéculation . 
duiroit au vrai dans la pratique, pui>q ' t 

les peui ks t}'-' pour l< s contenir . {•. ur les i gler . ; or 
ren Ire tranquilles et heureux. ) te ri bi n m rite 

tombe sur plu nos soi-disant thé< ; opes , qui 

ont renoncé à la !■ nue, qui rtîs de Pi ■ 

sans avoir pu être parfai .1 aincus que celte 

tion , favorable aux passi ns , fût sans danger pour i- lui 
de le roche tombe sur i. • auteurs qui les ont 

se .u ts 5 il tombe , entr' 'es, sur un .T. J. ; , sur 

un F ri . fait le plus bel éio 

et- du Christ. Suivant lui, 

saire à un chrêti n et le plus tous à quiconque 

mêm t pas , fartais dit- il ., la vertu n'a parlé 

un si doux lan^ . .v la plus ) / . . ' 

' d'élu gie et de . sont 

it-ily les Hures des phil ■•'. ■ <■• • i-làl 

Qui a encore mieux fait sentir que «T. J. , qu'il importe 

jue chacun croye an ce 

dt la divinité vui • . ; ,/t', inltl,' r . . te* > v- 

■ . te et p urv< yante , à la j ie à veni 

f . au cl: 1 \6 , à l é du 

contrat social et des loix ? J. J. a dit qu'il Ja 
ces dogme ./' >> nt ■■ nsi ignt ? à la j 
à toui les citcy* ns. Il prétend que le - 
d'escig t d'un chacun n/:c prej .... , 
ces dogmes et qu'il peut bannir quù 
et J'aie m mrir quiconque , après l'a ■- sec )m 

comme s'il avait cessé (Pao ir et '■ ) .'. J. j. a dit 'il 
est impôt U [yen ni sujet fidèle , si 

7i\t la susdite croyan ' . . l qu'il soutiendra toute sa 
que quiconque a dit dans son cœur , il n'y a d i 
Dieu, s'emba it peu que tout le genre humain 

m tuât , s'il lejaut. dans la peine et d tns la misé :■ 
lui épargner un m m nt 1 ur ou de J '■ . . 

avoir dit que la \Philosophie ne peut faire aucun In 
que la religi n ne le Jasse encore mieu.r, et que ta re- 
ligion en J'ai que la Philosophie ne sam it 
Jaire ; après avoir avoué qu'une 1 île .". 

■ sont l'ouvrage de-1 : 
l'approch 1 de re 1 






concili liions et ' imo •■ ainsi que chez les Cal 

à qui d avoue qu ■ la c >J'e..i ijln Jkire beau* 



/ - ■' ■ 

du / ■ . i ? 

; ir à 
. 
' l ' pas 

, h ■ ne 
f icité des 

I 

ici • — .'..'. fail lui-même senlir 

est nécessu ir fixer Popinn » 

' • ■ ' ' : ' 

.ison lutte 
1 .' : 

1 - i ■ ; _ "•' 1 1 

. par un v ■ ■ i'ii imme • 

excusable clai • 

aucun • s devoirs , et la ri 

< l , que rappel! ' vnnU 

.Quelle plus 
nation q;. 
'eut ce ( [i 

il a prétendu eui'/V ne 

! - 

en î. J. .1. a clil i 

. 

• 

particulh \ • - ■ ." 

•i .•:. ' ■ U /' . ■ • 

...iieerse tir , qu'il 

ihaqi 
i 

- 
I 

/o?:s 

- 



( 2 7 > 

grands philosophes! < ■••.. I ieu vnm ■ ' R fl r 

fournir ainsi des ■ ? et de lui abréger /< < 

qui ,1. .7. pouvoit-il Être aie x ridiculisé qu'il l'est 
par lui-même r venons à Freret 5 il • I ■ i re de 

de Trasybule à 1 ucype, q i le o wi/»i i j «4 

/ro,f corrompu^ trop insensé pour n'* in d'être 

conduit à la pratique des actions vt it-à-direj 

utiles à la i •■ e, et dé~ 

tourné des actions criminelles par la crainte des châti— 
çnenS) t '■ - gui a donné nai ance au \ l ia ; nuis 

comme ( ajoute Freret ), ces loîx ne punissent ni ne ré- 
compensent les ad ions secrètes ^ et - t s s ciétés 
les /.- . lé es les a t accrédités trou- 
vent le secret de les éluder, ( ici, au lieu de dire, la di- 
vinité poarvoyante , bienfaisante a voulu qu'une ferme Toi 
portât à faire le^bien et à éviter le mal, et lut le frein des 
passions, des puissans el des riches, Freret a la cxiiaub 
din ),// a fallu imaginer un tribunal plus redoutable que 
istraf. On a. supposé qu'à la m >;/ nous i •>•- 
tri ms dam une nouvelle vie^ dent le malheur ou le 
heur dépend de notre conduite avant la m 

Et qui peut croire que Freret n'a pas senti que des "craintes 
ou des espérances que l'on croir< it irnat 
sur des pures suppositions ne peuvent ri mer des 

actions criminelles et nous con luir à l \ pratique 
actions vertueuses. — Et puisque Freret l'a bien senti ne 
s'est-il pas condamné Lui- même V et est-- d le que la 

divinité ait pris un pareil indiscret: et un a ei ii 

de la société pour le confluent d'un secret qu'il auroit < 
à tant de saints pénitens, à 'ant de I onnes an es qui auro i ,,t 
ainsi été les dupes de leur loi, de leur espérance, de leurs 
efforts pour plaire à Dieu ? Enfin la religion ne paroit a nos 
novateurs, aux faux sages du jour que mys p li tique, 

el ils entreprennent d'en convaincre les peuples : ( 
monde , Magistrats protecteurs des loix , vengeurs et re- 

1 • urs de la tranquillité publique., c'est .. » ré\ d- 
lent votre e , qu'ils ai m ; ! . 

duction de huis pestilentes doctrines. C'est 1 

_ on qui vou apprend que si la relig i a \ ént , i Ptat ne 
m mquer d'être enseveli sous - - 

ion qui vo ment 

à Dieu, que vous devez au . 
à v( tre propre réprimer la 

dont l'a . .. . ie maître ttidan.6 le Ciel m sur la terre $ 



. ( * 8 ) 

c'est l' !, nmme san< rr gïon n roui apprend c\n n votre 
preini r e h de Chrél ien . 'honnête homme, 

( . est d'arrêter 

[uent la n ligion que p< ur détru re la 
probité 5 qui n'affectent tanl r la pro 

< 

enfin l'homme s -mes, 

et sc.u enl p ir sa i ondu ' i 

de fonnei I • p bbité . ! ! ntesq li 

i on est le plus .sur garant que l'un puisse avoir de la 
probité des hommes* 

( Ici se termine hi première partie de ce discours. ) 

T/E nombre des personnes qui n'ont pas quantité de livres 

■ i disposition, et qui ne oeuv ni pas don er beaucoup 

de tems à la lecture, étant le plus gra * probable que 

plusieurs seronl aise de trouver ici l'opinion de quelque! 

auteurs célèbres sur la même matière. 

E( K.ER 3 qui ne doit pas être suspect aux protestons , 
dit dans ^o:; Ouvrage sur l'importa pinionsr< ' 

« qu'ils sont donc aveugles ou ind à : os înl 

» ce x qui veulent sub tituer aux ' 

» des maximes toutes Politiques el h ues! El que 

» ceux là pareillement sont durs et es, qui ci 

» pouvoir conduire les hommes par la seule terreur . el qui 
» en c< mtesl ant i 1 les opinions v 

)> bien moins ('.'elles que de la h • l'ap- 

» paie! des su] [Quel est donc ce l » ( 

» en si ppo anl me - d'assiu er la 

» tran [uilitd publique lu sent égaux ians leurs effets, 

ni n' timi oit-on p s mieux la Relig 
>' crimes , que la i lit ? Je n 1 s l'ail- 

rs commi 5 de la tes idées 

n re , on veut dresser par-1 , et 

» m iliiplier s. ns s ropule . 

i n'étoient que i s par 

» une iffreus i i , héla 

» C'ei main 

n la i r • lu 1 } ■•■• le . il l bie .tôt 

» s - " . . ; irt au 

» ,, - ns absolument 

» ci J ■ lu <:<H.V : 

* nrent aux acii i> 3 c'e l eucoi ■ aux s •• ■ tau* 



» mande En montrant La divinité présente! tontes les le- 

a teruiinations les plus secrètes , elle exen uneauti ri i habî- 
llesui les consciences.... Sans doute les opinù - ; 

j) ne for ment pas en tout te aïs une résistance complète a l* dif- 
» l'érens écarts de nos passions, mais il suffi que ce soit la 
» plus efficace de toutes (deux liens son! plus torts qu'un.) 
Montesquieu remarque que » les supplices ne sont 
» pas capables de donner des mœurs. La question, dit-il, 
s? n'est pas de savoir : «s'il vaudro t mieux qu'un certain 
» homme ou qu'un certain Peuple n'eût point de Religion, 
x que d'abuser de celle qu'il a • mais de savoir quel est le 
» moindre mal, que L'on abuse quelque lois de la Religion 
» ou qu'il n'v en ait point du tout parmi Les hommes. » 

On ne peut mieux préstenter la sublimité des principes du 
christianisme que n'a Fait ce célèbre auteur. 

« La Religion païenne, dit-il, cette religion qui ne de'- 
» fendoit que quelques crimes grossiers , qui an et oit la mam 
j) qui abandonnoil le cœur, pouvoit avoir des crimes incx- 
j) piai .les : mai'; une religion qui enveloppe toutes ies passions, 
» qui n'est pas plus jalouse des actions que des désirs et des 
» pensées , qui ne nous dent pa- attachés par quelques chaises, 
35 nais par un nombre innombrables de fils, qui laisse der- 
3) rière el'e la justice humaine et commence une autre jus- 
3) fice qui e.ït laite , pour mener sans cesse du repentir à 
3) l'amour, et de l'amour au repentir, qui met entre le juge 
3) et le criminel un grand médiateur, entre la justice et le 
3) médiateur un grand juge* une telle religion ne doit point 
3) avoir de crimes inexpiables, mais quoiqu'elle donne des 
37 craintes et des espérances à tous, elle l'ait asrez sentir que 
3) s'il n'y a pas le crime, qui par sa nature soit inexpiable, 
« toute une vie peut l'être ; qu'il seroit très dangereux de 
3) tourmenter la miséricorde par de nouveaux crimes et gq 
3i nouvelles expiations ; qu'inquiets sur les anciennes dettes, 
» jamais quittes euvers le Seigneur nous devons craindre 
» d'en contracter de nouvelles , de combler la mesure, et 
» .;*u!!er jusqu'au terme ou la bonté paternelle finit — Esprit 
» des lois liv. 24 — ch. l3. 3) 

Jl est bien sen ible que la majorité des Français étant at- 
tachée au calh licis ne, elle n'a pas entendu secouer le 
de la (01 , aJopter les idées in ci £.cuses de ceux qu'elle a ch 
de gouverner les affaires. Elles doit i^uée 

de voir que la liberté que ceux-ci lui vai n'( t 

(pie celle îles Déistes, des athées même ( . :.i du IX sme à un 
pratique il n'y a qu'un pas. Mojitai^ne le p /. 



i iioei eut a . un c .\c- 

: ) 

« 1 

» regl le leur 

n (f sans 
» li" i. . \ ;': des 

75 f ]) - . I! ('Si plUS 

Ull Otl'l.: 

a <[ . sut s'en ur ner or Qt et dis- 

I Cl ' : Ht ». 

» i. : "y a point de bête à qui il Faille plus justement 
• t ses pas , el 

31 \\r ;;-•-( LesloÛ lui tîa- 

» cent. Par qi er dans le 

[u'iJ soit , que de j t ei votre vol :« cette 
» licence effrénée. La rai tomme) dit ailleurs le i 

9 ai.: , il ne 

» peut y a ix hommes si la Divin te v.-j 

i i ré\( I s plus aheuptés à cette si juste et claire persuasion 

» de ' le nos espi ils . c'est me veille 

» sont trouvés courts à P lablirpar leurs humaines forci 

» sonsi ^enuement que Dieu nousl'a dit et la feu... qu'ils îr.e 

•. les lenans et a 
a .n : Voi . etc. ete. ou qu'ils me quittent leur ; 
» qui est de ne recevoir ni approuver uenque par la \ 

: t raison. C'est I ur toi* ne a toutes 
„ certes < 'esl un ton h • pi fin s de Fau 
» blés ■ ei élaill n e. La vraie raison eseentiel le de qui i 
: o i à Fau ses en 
! >ieu , c'e i là sou y ite et - : retraite . » \ 

il plail a Dieu nous en : 
- ::. O Dieu ! quelle obligation n'avons i i pas à la 
tu ■ , p taise notre 

e sur l\ ' • nelle l> > se de sa sa I i ! » 

r, Aines iuV ré qu'il n 1 

» la : r nt 

ir pai les seul ;s forces 

>-. sul ' ' I • ' ' ' 

ml I ' d i " 

i . 
» et interni s du tu lia lisme il i 



» conséquence importante, qu'il n'ej! point 3*hïstoïre ancîe * 

» aussi bien attestée qu • celle de L'envoyé , q 

» de feits historiques qui soient établis, sur un si grand ; 

» bre de preuves, sur des preu es tus i o : les aussi ; 

)■> pantes aussi di\ srses que le sont les Faits sur 

» la religion de l'envoyé. Les faits qui fondent la c 

« du christianisme , me paroissent d'une telle probal 

» si ie les rej -t: >is je croirois ehoquer les régies les plus sur* s 

» delà logique et renoncer aux maximes les plus commune! 

» de !a raison. » 

On lit ce qui suit dans les Œuvres du célèbre Mably, 
« Mille tyrans ont autrefois usurpé la souveraineté dani 

y, leurs républiques ; en auroienl ils t'orna le ] rt si leur* 

» concitoyens déjà esclaves de leurs passions nV 

» préparés -rieur patrie et leur liberté à leury ngeance 

» el à leur avarice l'adversité desétals est le châ 

r> infaillible de leurs vices notre raison n'est que trop 

» disposée à se laisser tromper, quelque solidement él 

» que paroisse l'empire des bonnes mœurs par le ton •cuis 

j) de plusieurs vertus qui se soutiennent et s'étayent réci- 

» proquement , nous ne devons point nous flatter qu'il sera 

» inébranlable , tant que nous n'aurons que de>> hommes 

» pour Magistrats. Vous prendrez toutes les précautions 

» imaginées par S icrate et Platon pour en faire des Aris- 

» tides , je le veux, ils seront infatigables incorrupti 

» j'y consens; niais ces Magistrats seront hommes, ils ne 

» verront que les actions extérieures du citoyen, et souvent 

» ils viendront trop tard au secours des mœurs, delà justice 

» et des loix oMensées. Il sevoit à souhaiter , pour étoulFer le 

» germe du vice , qu'il leur fût permis de descendre dans 

» nos consciences, de sonder les profondeurs de notre cœur, 

» et d'y , p Misées et nos désirs quand ils naissent. 

» M..is les dieux se sont réservés à eux seuls celte connois- 

» fiance, et puisque le privilège de juger nos • { el nos 

» intentions, s'il étoit accordé à un homme, établiroit sa. 

» tyrannie, puisqu'il ouvriroit une porte libre aux passions 

» Cm Magistral , peut-être plus funestes à la société que 

» celles du citoyen ; je voudrois que tous les hommes Pu ; 

» pi le cette vérité importante , que la provi 

» qui gouverne le monde et qui voit les mouvemens lcj 

» plus secrets de notre aine punira le vice et récompei 

» la vertu dans une autre vie. C ! e doctrine fond • 

» justice des dieux, si chère à a tre raison, si proportionnée 

» à nos besoins , n'e>t effrayante que pour nos passions - 



C 3» ) 

» cr qui est innfi 

» ser it- il ég ' J » 

! c • le la re— 

1 
1 

7) fit 

» lêi . 

» m; ■ . leuri 

3> serviteurs . tes princes à leurs sujets , le- 

» princes , les un à 

s leurs créance me un principe de fidélité. ' r 

» ] . . C aux philosophes qu 1 leur 

» morale n'est qu'une s] 

» xînies ne sont poinl acco p gn es I *ans motifs j ils 

3> nous a i qu'il Faut se vai cre . renoncer à 

rs : mais Lemande pourquoi, ils . c ^nt 

» bien embarrassés .■ ■ maté les m 

ntf.ùbles. • . . il n'en et pas de même i .- .. 

» de [■ sus-Christ, » 

( » 'auteur du système de la nature pre he l'athéisme et a 

ian i. — \ ©ici entre auii 
que celui-ci lui répond, après l'avoir vu reconnoitre que 
Pimmortalitê de Pâme c ! me à nos 

; et que ■ ' Uu \ Il m Pour- 

» <: ! lonc lui dit-il, vouloir arracher à l'humanité ses plus 
» doi • [uoi détruire le ress ; plus 

» belles actions? ] \ l'unique 

» solation qui le fortifie <i le remplit de joye au milieu des 
d affln lu uire au d< s fspoir la 

» vc ; ii disgi . el j ■ .' ■' barbare 

j) Lus ez-n< n- doi c une illu •. Par quel 

y n i ' il . e bien un système 

>> tructéur de ses a el de ses si n . un 

» système qu'il ne peut « . el qu'il 

■ peut i > tlei qu'avec in I 
» ern ez ( r lui, ^ ous voul 

» d . ; i en 

. ( 
» c'est pour 4\ 

i I' ! 

n le scélérat, mérite- 1 
» ( page 176 — : 

« 1 » i 1 qui s par Hoi .....) 



» ÎI raùdWl que les théophilantropes à la Robespierre et 

» tous les singes et admirateurs d'un Bayle , (l'un Tnnehard, 
>> ces insignes menteurs , ces blasphémateurs, ces pestes, cei 
m fléaux de la société qui abusent tant méchamment de la 
» liberté d'imprimer, fussent au moins condamnés à cn- 
» tendre lire tout ceci. Ils auroient bu toute honte s'ils j.o 
» ro igissoienf pas de leurs crimes. / 

Ah! il faut que les torts de ces impies intolérans soient 
bien évidens , puisqu'ils sont avoués par des apôtres mémo 
de cet exe. raine philosophisme, de celte irreligion quia pré- 
paré no re calamileuse révolution. Bayle , sur qui tombent 
en p:irtie les reprochés qu'on voit ici, page 12, a avoué 
«■ Que notre raison n'eut pas suffi p )ur n tus éclairer sur 
» notre origine et notre destination 5 elle n'est propre qu'à 
» brouiller /ouf, qu'àfbrmer des doutes, qu'à faire con- 
» noître à l'homme s.s ténèbres , son impuissance , et la 
» nécessite d'une autre révélation.... , la philosophie doit 
" plier sous l'autorité de Dieu et mettre pavillon bas à la 
j» vue de l'écriture sainte » Voltaire ce fameux anlé- 
oàrist , cet auteur 1 le Pépître à Uranie , de la puceile d'Orléan s, 
du dictionnaire philosophique -etc, n'a cependant pu s'empê- 
cher de dire que « Le dogme de la providence est si sacré , si 
» nécessaire au bonheur du genre humain que nul hon- 
» nête homme ne doit exposer ses lecteurs à douter d'une 
» vérité qui ne peut faire de mal en aucun cas et qui 

* peut toujours opérer beaucoup de bien Il est bon , 

» dit-il, que votre épouse, que vos en fans , votre procureur, 
m vos domestiques croyent qu'il y a un enfer. Voici 8 vers 
» de ce fameux poète. » 

A ta (cible raison garde toi de te rendre, 
Dieu t'a tait p ur l'aimer et non paur le comprendre: 
La nature es' ranett', on l'interroge en vain ; 
On a besoin d'un Dieu qui parle au genre humain. 
1'. n'appartient qu'à lui d'expliquer son ouvrage; 
I)<- consoler le loible et d'éclairer le sage: 
I • -unie au cloute, à IV reur , abandonné sans lui, 
Cherche en vain des roseaux qui lui servent ù'appiu. 

Va .T. J. Ptousseau que l'on a déjà vu s'exprimer d'une maniera 
• ivarable à la religion et recracher après sur son ouvrage , a 
dit: « Que les mauvaises maximes sont pire que les mauvaise; 
j-> a tiens , vu q te les passions déréglées inspirent bien les tnau- 
» vaises ictions, inaisque les mauvaises maximes corrompent 
;> le raisonnement et no laissent plus de ressoude pour revenir 

C 



(34) 
9) au bien. Tes impiétés, a-t il dit 4 «onf punissables , paice 
» qu'alors on n'attaque pas seulement la n Ligion , nais c eux qui 
» L professent : ou les insulte, on les outrage dans leur t ni: . 
n marque un mépris révoltant pour ce qu 1 •- 1 ipectenl . et 

* par conséquent pour eux. De tels outrages doivent eue 
» punis par les loix , parce qu'ils retombent sur 1 s à nmesj 
» ut que les hommes ont droit de s'en ressentir. On lit au^si 
» dans l'Encyclopédie , que le magistrat a droit de faire punir 
» ceux qui professent L'athéisme : car s'il peut punir ceux 
J) qui ront du tort à une personne, d a *ns doute autant de 
y droit de punir ceux qui en tout a toute une sociéti . 1 I 
le citoyen Portalis, qui a si bien approfondi la question rela- 
tive à la bl cite de la presse, dans son rapport du 26 ger- 
minal, et qui .s'est montré tarit partisan de certe liberté n'a ce- 
pen ianl pas pu s'empêcher de dire. « Qu'il importe à la société 
» que les b. unes mœurs s ient respectée s : qu'on peut 

■» contre les écrits dangereux ; quedanj une • ','cée 

j> on ne peut tolérer les libelles , les scandait s . h 1 

j» licencieux ; que tout citoyen doit en être comptable à et u.v 

* de ses semblables que leur publication peut particulier 
j. rement intéresser; que sera ce donc si ces ouvrages rë-> 
» voilent la société entière? » On a pourtant vu combien 
dans la 2 P . année ue la révolution il a été écrit et imprimé d'hor- 
reurs contre le catholicisme, contre le chrstianisme . quoiqu'on 
\c^ sût chers à la presque totairé des Français et des 1 1 aiu 
quoique la liberté consiste à faire seulement ce qui ne nuit 
pa»> aux droit> t. 'autrui — mais qui ne .-ait pas que ceux qui 
avoient tant déclamé contre l'intolérance, contre la ' 
contre les abus , turent les hommes les plus intolérans , les I 

les plus cruels qu'on eut jamais vus, et que la libei . 
lermté , l'unité de la république qu'ils firent afficher par tout , 
rie reirardoient que les jacobins, les meneurs : or. c'est toujours 
des chefs que dépend le sort des peuples, et iU sont réduits au 
plus cruel esclavage , ils sont malheureux au superlatif , 
lorsque leurs chefs sont eux-même ennemis do leur rel gi n. 
Car comment peut-on sans danger, sans trouble*, rappelles 
à l'ordre, au tespect pour la constitution ceux là même qui 
sont chargés de là faire exécuter, et qui dans leurs discours 
eu publû , dans leurs ou vrag . 1 eut une guerre ouverte 

au christ ianistne . «t aux prêtres, sans lesqaeU (.«.pendant le 
culte catholique ne peut s'exercer ? 

« Il est une vent» qu'on ne s'aurait trop répéter , dit le re- 
prise tant Baudin des ^.rdennes, dans sesobse irationssurla 
résolution au 17 floréal mq 4 ? relative *u-\ prchei qui n'ont 



pas voulu jurer d'être fidèles a la loi qui est abolie, au Roi 
qui a été détrôné, et à la constitution qui est anéantie, c'est 
que les dépositaires da pouvoirs publics ne doivent dans 
l'exercice de leurs fondions , rien faire ou due qui aitp ur 
lmt de soutenir ou de piopuger l'opinion religieuse ou irré- 
ligieuse qui leur est personnelle. 

Cessez de croire, dit Baudin , vous que le peuple honore 
de son choix pour le représenter, ou qui êtes appelés à le 
gouverner, qu'il vous soit loisible d'ébranler une rel'gion 
parce qu'elle n'est pas la vôtre , ou toute religion parce 
que vous n'en voulez aucune , ou de travailler à faire pré- 
valoir celle que vous avez adoptée. Le droit qu'a tout citoyen , 
et dont à ce titre vous pouvez user vous-même comme 
homme privé , ie droit u'atîaquer une opinion religieuse ou 
irréligieuse par le raisonnement et par la plaisanterie ne vous 
appartient plus dès que vous agissez , dès que vous parlez 
comme homme public. Armé que vous êtes alors de l'autorité , 
et devenu l'organe de la loi pour la décréter ou pour pro- 
curer son exécution ? il n'est p:is généreux , et sur-tout il n'est 
pas juste d'aiouter à la force que vous tirez de votre ca- 
ractère , le reproche ou la dérision ; vous perdez alors l'im- 
pir; i alué à laquelle on doit toujours vous reconnoitre. Comme 
particulier, soyez, si ce'a vous plaît, controversiste bon eu 
mauvais, à vos risques périls et fortune ; la partie redevient 
égale entre vous et celui que vous attaquez. Je dis égale 
quant a la qualité de ceux entre lesquels s'établit le combat, 
saut la supériorité qui peut naître du mérite de la cause que 
l'on soutient et du talent avec lequel on !a défend ; mais quand 
vous partez à la tribune, ou au nom de la loi , tout Français 
peut vous dire : De quel droit vous pei nielliez- vous de cri- 
tiquer ma doctrine religieuse ? où sont vos pouvoirs pour la 
juger , sauf toujours la tranquillité publique dont vous êtes 
ie surveillant et le gardien ï Pourquoi serois-je obligé d'en- 
tendre votre opinion qui contrarie la mienne, quand je ne 
puis vous répliquer? Pourquoi les membres eu les agens du 
gouvernement auroient-ib l'étrange privilège de décrier ce 
qui m'est cher, et d'avilir dans des discours publics ce que 
je révère? Si vous ne croyez pas à la médecine, permis à 
vous de n'y pa> recourir, même d'écrire ou ds parler contre , 
a titie de simple citoyen : mais comme vous n'avez pas le droit 
de fermer l'école de santé ni les pharmacies, il vous siéroil 
mal de vous égayer à la tribune airisi que le ta il Molière 
sur le théâtre , contre ceux qui entreprenent de pieri.r Us 
malades, ou contre Les malades qui veulent êtrg ioulagés et 



ffu iris. Les plaisanteries lu - o e « m( sans conséquence : maîi 
tère ep rsécution, et elles en sont l'avant- 
coureur \ elles lécèlent d'ailleurs, quand > - .!• les 

opinions religieuses, bien peu le coni 
humain. Pour peu que bod étuie et i l'histoire vous 

* ' ramiliè •■-. vous auroient c< remonter 

juqu'à l'origine primitive des religions, par où 

Eis la naissance de chacune d'elles , m use ou plutôt 

; sentiment dont elles dérivent (ouïes, et qui vous auroiC 
co vaincus de leur in Impensable nécessité. 

Joignons à ceci ( c qu'on lit dans l'apologie de la religion 
chrétienne contre les blasphèmes et les calomnies de ses en- 
nemis, (excellente brochure de l5o pages, imprimée chez 
Leclerc en 1795. 

« Respectes-tu de bonne foi, et la déclaration des droits , 
et la constitution , qui veulent avant tout que les propi 
soient inviolables? tu ne peux hésiter .sur la réponse, puis- 
que la loi qui le veut ainsi est en partie ion ouvrage. Mais 
ignores- tu aonc que pour les quatre cinquièmes de la natiun, 
la religion que tu blasphèmes est la plus sainte , la plussacr e, 
la plus chère de toutes les propriétés? sans doute tu rougiroii 
de ravager mon champ, de brûler ma chaumière : et à mes 
yeux tu foules aux pieds , tu accables d'outrages , tu traînes dans 
la fange la sainte religion tic mes pères, qui lut toujours pour 
moi, comme elle Test encore, pour quinze ow vingt millions 
de Français, le plus précieux ^\cs trésors! : prouver, 

si tu en as le dépWable courage, que cett ! r lii 1 n ne mé- 
rite ni ma soumission ni mes hommages; accepte si tu l'oses, 
le défi que depuis si long-tems nous portons à tes paa 
de substituer à la religion qu'il* veulent renver er u e insti- 
tution pins belle, plus consolante, mieux assortie à n • 
à nos besoin» , à notre destin .Ma p nir y réussir n'employé 
que la raison , et laisse les déclamatû ns à nos taux ; 

. I ■ leur ces accusations Fol 

dieuses redites, dont depuis pre 

le monde, ces énumérations surannées de mai 1 : 

fut le prétexte , et saehe que la calomnie ne doil uiller 

la bouche du sage, et surfont du législ 

On trouve le passage ci-dessus, à la page 7, où l'Auteur. 
dit encore à I \ ' - Cest à mon avis un étri 

specta le voir un Législateur , dans w\\ même 1 : 

en pleine assemblée . im oquer les loix et les fouler aux ; 
lu l'Auteur lui rappelle ce que porte le décret du -• 2 79 1, 



L'ÉDITEUR qui , en vertu des droits accordés par la 
constitution , avoit remis cet ouvrage à l'imprimeur , dès 
le 4 Fructidor , et lui avoit remis à compte une somme 
( dont cet éditeur avoit le plus grand besoin pour aller re- 
joindre ses enfans , à quatre-vingt lieues de Paris ) , est un 
vieillard , qui a donne les preuves les plus éclatantes de sa 
probité, de sa sensibilité , de son tendre amour de la France, 
sa patrie ; il est républicain par principes ( s'entend qu'il 
abhorre tous les abus du despotisme monarchique, ou minis- 
tériel, ou de la minorité); personne ne désire plus sincère- 
ment que lui , que le repos , la liberté , la sûreté , le bonheur 
enfin de tous, ou au moins de l'universalité des citoyens, 
soient constamment l'objet des soins de ceux par qui un grand 
peuple est obligé de se faire représenter, lia donc cru rendre 
nn grand service à la société , quand il a l'ait imprimer un 
discours, qui, bien qu'il soit d'un prêtre, doit être admiré 
par-tout homme honnête et raisonnable. — Au surplus cet 
éditeur est obligé d'avouer qu'il est réduit à une pension 
de six cents soixante- quatre livres; qu'il a des infirmités; 
-que la révolution l'a ruiné , et il invite les amis des bons 
principes , et les âmes sensibles à lui acheter sa brochure. 

Note de ^Editeur. 




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